L'asile d'aliéné 
Ali Abdolrezaei

Traduit du persan par Parham Shahrjerdi


 

© Michael Ackerman

 

 

 

J’écris cette lettre pour la fille qui vivait plus seule que la lune

La fille qui descendit un jour dans le miroir

Et avec peu de sourire enleva une pierre de ma poitrine

 

 

Avez-vous marché dans les chaussures au pied des escaliers ?

Pourquoi ne mettez-vous pas en selle le hennissement des chevaux ?

Peut-être ce sont vos yeux

Qui sonnent parfois le hennissement des chevaux au galop

 

 

 

Notre dernier bonheur était le vent       qui   partit avec le vent !

 

 

Même les vaches ne sont pas à lécher la rivière de ces journaux d’aujourd'hui

Les pieds de Dieu dépassent la jupe des nuages

Ces lits sont venus du passé de la femme

Attaquez !                   Ramez ! 

La mer a plus de nage qu’elle n’a de bateaux

 

 

De nouveau nous sommes humains

 

 

 

De cette ligne que tu écoutes, j’ai entendu ceci à la fin du poème que je suis en train d’écrire : tout d’abord il fait un peu nuit, ensuite il pleut et enfin le bruit d’un troupeau de chevaux, court dans mes chaussures.

 

 

 

 

Le bruit de mes pas à la suite de mes chaussures meurt à côté de toi

Sur je ne sais pas      je ne sais quoi mettre           je ne sais pas ?!

 

 

Comme la femme qui a vécu deux ans dans mes yeux

N’est-ce pas un péché de me traîner de lit en lit ?

Comment puis-je commander ces soldats qui tremblent devant toi, Ô la vie

De faire feu ?

 

 

Des chaussures au pied des escaliers

On entend le bruit des chevaux au galop

Tu ne me crois pas ?

Toi ! Débout de l’autre côté de cette lettre

Envoie-moi seulement des yeux

Pour pleurer.


 

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